Tout devient services… même l’infrastructure!

Fujitsu Siemens Computers lance le concept d’IaaS -Infrastructure as a Service. Priorité au choix du modèle d’infrastructures.Récession. Nécessité impérieuse de réduire les
coûts. Mais comment faire quand, comme le rappelle Gartner, 80% du budget est alloué au seul maintien de l’activité? Sabrer dans les 20%?
Tentant. L’ironie est que, en réduisant les investissements,la capacité de rationaliser et de contrôler les infrastructures existantes et les coûts d’exploitation diminuent. Or, comme on l’a vu lors des dernières crises économiques, les entreprises qui émergent sont précisément celles qui continuent à innover…
Tous les analystes l’accordent: les organisations obnubilées par les coûts ne contribuent pas à la croissance; le responsable IT peinera à prouver sa valeur et donc à défendre ses budgets… Innover, soit. Mais comment quand, en même temps, on vous demande de faire plus avec moins? Outsourcer? C’est une voie. Toutefois, le doute persiste. Beaucoup d’entreprises ont déchanté.
Qui plus est, la crainte de perdre le contrôle persiste.
"L'informatique devient bien plus complexe et, dans le même temps, de plus en plus
intimement imbriquée aux métiers de l'entreprise,observe Olivier Delachapelle, Marketing Director Benelux Region, Fujitsu Siemens Computers.
Difficile de s'en séparer. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on cherche à la gérer soi-même ...
Notre ambition est d'assister les entreprises, déterminer le modèle de prestations et le degrè de complexité de l'infrastructure informatique qui leur conviennent."
De fait, chaque organisation a sa manière de percevoir, de bâtir et d’utiliser l’informatique.
Pour telle entreprise, l’IT est un service standard pour une partie de son activité; pour telle autre, un actif absolument essentiel.
"En précisant le rôle de l'informatique dans leur organisation, les entreprises doivent
pouvoir redéfinit le niveau d'implication de leurs partenaires stratégiques. Cela se
vérifiera à tous niveaux, y compris pour l'infrastructure, qui peut être désormais délivrée
comme un service."
Fujitsu Siemens Computers parle d’IaaS -Infrastructure as a Service. L’idée? Pouvoir choisir parmi différents modèles d’infrastructures informatiques celui qui convient le mieux, en fonction des besoins et des exigences… Via Dynamic Infrastructures, chaque modèle d’infrastructure se compose de produits et services, de solutions groupées, d’infrastructures en gestion. De là, de nouvelles formes d’optimisation. Ainsi, il devient possible d’utiliser ses ressources informatiques selon ses besoins et objectifs spécifiques, en fonction de sa propre expertise.
Une évolution synonyme de flexibilité, la finalité étant toujours de ne payer que la capacité
réellement utilisée. En fonction des besoins, les entreprises doivent pouvoir faire appel à plus ou moins de capacité… ce qui change, évidemment, la façon dont on fournit, achète et gère les ressources informatiques!
"Nos clients peuvent être en mesure d'utiliser leurs ressources de manière plus flexible;
ils veulent aussi capitaliser sur les investissements déjà consentis.
De là, notre offre. A travers Dynamic Infrastructures, les entreprises profitent de notre expertise et notre expérience avec nos produits et services.
Mais, surtout, elles peuvent décider elles-mêmes jusqu'à quel niveau elles souhaitent impliquer leurs partenaires stratégiques dans leur infrastructure IT. En somme, choisir le modèle de prestations et le degré de complexité de l'infrastructure informatique qui leur conviennent."
Cette souplesse est d’autant plus nécessaire que les grandes entreprises ont initié, ces derniers mois,une phase de consolidation de leurs contrats de services, préférant se concentrer sur un plus petit nombre de fournisseurs capables d’offrir un plus large éventail de services, ont constaté différents cabinets d’analystes. En somme, réduire pour mieux contrôler. Réduire, aussi, pour exiger davantage au départ d’une relation plus étroite. Pour la plupart des entreprises, ce serait la meilleure façon de tirer le maximum de valeur et de performance de leur informatique.
Autre phénomène qui ne fera que s’accentuer au cours des mois à venir, les fusions et acquisitions. Corollaire, les scénarios d’intégration «urgente».
"Dans les conditions, la capacité à mettre en oeuvre rapidement des solutions dans des environnements d'entreprise complexes sera inestimable." Pour Olivier Delachapelle, la tendance s’inscrit clairement dans le temps.
"Déjà, nous proposions des modèles de prestations basés sur nos produits et services,
ainsi que des modèles de niveaux supérieurs avec des solutions packagées et, de plus en plus, des infrastructures gérées celles-ci comprenant des services gérés dédiés à la burautique, au data center et, de plus en plus souvent, au stockage. Dans ce contexte, l'IaaS marque une nouvelle étape, un pas de plus..."
Illustration de cette tendance, l’offre Workplace-as-a Service. Dans ce modèle, lancé voici peu par Fujitsu Siemens Computers, les ordinateurs sont des machines virtuelles qui peuvent fonctionner à n’importe quel endroit où un service d’hébergement est disponible. Il n’est plus nécessaire d’investir dans une infrastructure client; on ne paie que pour la charge utilisée -ce qui permet d’ajouter très vite un nouveau poste de travail, selon les dispositions du contrat de garantie de service. A la clé, une facturation au service «consommé». Du point de vue du client, le potentiel d’infrastructures est infini: il peut obtenir très rapidement un nouveau service, voire un nouveau niveau de service.
Certains verront là un principe qui prévalait à l’époque des mainframes des années 1960. Ce serait négliger l’évolution technologique, en particulier la virtualisation. Et, plus encore, l’énorme catalogue de services inhérents au SaaS (Software as a service), au PaaS (Platform as a Service) et à l’IaaS bien sûr.
Sur un plan philosophique, il s’agit de se défaire d’une mentalité qui pousse encore à faire un maximum par soi-même. La plupart des organisations informatiques sont entraînées à faire les choses en interne; elles sont culturellement attachées à l’idée qu’elles peuvent s’en acquitter «plus vite, mieux et pour moins cher». Aujourd’hui, on peut démontrer que ce n’est pas forcément vrai: souscrire à un service prend beaucoup moins de temps que développer ce même service!




