Le data center est aussi un bâtiment!

Des architectes, des ingénieurs et des informaticiens.
Altran réunit les compétences pour relever le défi énergétique. Deux ans et demi de développement. Un projet qui a réuni jusqu’à 15 collaborateurs. Un logiciel,
plusieurs versions. La dernière en date, la 2.0, a été introduite pour l’entrée en vigueur de la réglementation PEB (Performance Energétique des Bâtiments) le 1er mai 2010 en Région wallonne. A terme, le PEB sera aussi utilisé en région bruxelloise.
A l’origine du développement: la transposition de la directive européenne de 2002 sur la performance énergétique des bâtiments dans le cadre du protocole de Kyoto.
Aujourd’hui, tous les architectes sont concernés. Le logiciel est téléchargeable et
utilisable librement, mais seules les personnes reconnues par la Région wallonne
sont en mesure d’enregistrer les données du projet dans data base officielle.
«Selon notre expérience, il s’agit d’un développement unique en Europe, estime
Jean-Didier Steenackers, architecte et consultant spécialisé chez Altran.
PEB calcule, sur base des informations encodées, les valeurs atteintes par le bâtiment par rapport aux différentes exigences réglementaires. Des modules spécifiques permettent de simuler et donc d’optimiser le projet, de modéliser et de partager certaines bibliothèques.» Selon Altran, le futur de l’énergie sera un vrai défi
pour l’Union européenne, qui s’alimente hors de ses frontières à hauteur de 50%, proportion qui pourrait approcher les 70% si rien n’est entrepris. Et de proposer une offre globale, mêlant ingénierie en bâtiment et technologies de l’information.
«Nous partons d’un audit énergétique comme état des lieux, qui révèle des opportunités entraînant des gains immédiats et des études plus poussées,
notamment sur le retour d’investissement des plus gros projets», commente Jean-Didier Steenackers.
Le monitoring de l’énergie est abordé en dernier, car il recouvre non seulement l’entretien des équipements, mais aussi l’utilisation faite de l’énergie au sein des bâtiments. C’est un processus d’amélioration continue. Ainsi, toujours en
Belgique, Altran travaille notamment pour Fedesco, la société de services énergétiques de droit public qui facilite et finance des projets d’efficacité
énergétique dans les bâtiments publics fédéraux. Soit environ 1.800 bâtiments concernés (8 millions de mètres carrés en propriété ou loués) avec une
facture énergétique et d’eau d’environ 150 millions d’EUR.
Si Altran peut agir au niveau du data center, sa démarche se veut globale. «Nous pouvons apporter une solution complète, de la stratégie à la concrétisation des projets, enchaîne Jean-Didier Steenackers. Reconcevoir, par exemple, des produits
selon des principes d’éco-design, analyser le cycle de vie ou valoriser des déchets organiques sous forme énergétique. Mais aussi par une approche résolument innovante appuyée par les travaux de R&D du groupe Altran.» En support, Hilson
Moran, un cabinet d’ingénierie (350 collaborateurs), filiale d’Altran depuis 2002, qui a développé de son côté une offre «Sustainability» ciblée sur les problématiques de développement durable.
Et Jean-Didier Steenackers de poursuivre: «Si nos évaluations préliminaires, à travers des missions de quick scan, connaissent actuellement un réel succès, nous pouvons identifier les pistes à suivre au titre de premier conseil, mais aussi réaliser le cahier des charges, intervenir dans l’appel d’offre, le choix des fournisseurs...»
Ou carrément «porter» des projets à des investisseurs. Ainsi, l’idée de créer des car-ports photovoltaïques de grande dimension. Une chaîne de grande distribution s’y intéresse. Elle pourrait proposer à ses clients de recharger les batteries de leur véhicule électrique pendant qu’ils font leurs courses….




